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La méditation est une pratique spirituelle qui rentre, parmi d’autres, dans le cadre d’un chemin d’Éveil auquel tout le monde aspire profondément sans toujours s’en rendre compte.

Un des premiers préceptes que bouddha nous enseigne est que la vie indissociable de la souffrance ; la souffrance de la maladie, la souffrance de la vieillesse et la souffrance de la mort.

Le chemin qu’il nous invite à suivre est de s’en affranchir.

La question est comment.

La réponse est par la vision juste.

Le moyen le plus directe est la pratique du silence intérieur.

Une des techniques les plus efficaces est la méditation.

La méditation, comme je la conçois, n’a rien à voir avec la réflexion ni même avec la relaxation.

La méditation, ou plus exactement l’état de méditation, consiste à être présent à chaque instant et être ainsi pleinement conscient de ce que nous vivons en acte et en pensée.

Cet état de vigilance constante améliore la qualité de notre existence et nous donne l’occasion unique de vivre avec justesse chaque instant de celle-ci.

En devenant conscient, nous devenons responsable non seulement de nous mais aussi des autres quel qu’ils soient et quel que soit son origine (végétale, animale ou humaine).

Discerner avec attention l’aspect ordinaire et endormi de notre être de notre aspect sacré et éveillé est la condition indispensable pour se libérer de notre condition humaine. C’est un travail sans relâche qui nécessite un engagement de chaque instant et face auquel beaucoup d’entre nous sont trop vite découragés.

Il s’agit de sortir de l’ignorance pour entrer dans la Conscience comme dit le bouddhisme.

Ce n’est pas par hasard que la méditation se trouve au centre de toutes les religions et que sa forme varie selon la pratique religieuse qui la propose.

Mais, derrière la façon, il y a l’intention. C’est elle qui m’intéresse et dont je parle actuellement.

Derrière l’apparence des comportements religieux se trouve l’essence du chemin spirituel. Et ce chemin est atteint à chaque moment de totale présence ni plus ni moins.

La vie est semée d’embuches qui nous sortent de cet État car la nature qui la définit, bien que fascinante, n’en reste pas moins un obstacle à dépasser pour nous affranchir de la souffrance et atteindre la Libération (le paradis des chrétiens, le nirvana des hindouistes…appelez cela comme vous l’entendez).

Être éveillé au sens spirituel du terme, c’est rester attentif, vigilant, alerte aux gestes que nous faisons et aux pensées qui traversent notre esprit afin de vivre intensément notre existence et rendre juste et sacré chacun de nos gestes et de nos pensées.

Porter son attention constamment sur les actes que l’on pose dans le moment présent est la voie royale, la plus efficace mais aussi la plus difficile.

En fonction de son niveau de conscience, cet état d’attention (de présence) développe une paix intérieure, une vacuité de l’esprit, des états de conscience modifiés, l’apaisement progressif du mental ou une simple relaxation obtenue en se « familiarisant » avec un objet d’observation qu’il soit extérieur (comme un objet réel ou un symbole) ou intérieur (comme le rythme de sa respiration ou le son sacré et constant de l’oreille que certains peuvent percevoir et qui est subtilement recherché dans certaines pratiques de méditation anciennes).

La pratique profonde de la méditation a des vertus spirituelles insoupçonnées et éveille en nous des qualités humaines indéniables, indispensables à notre bien-être et à celui de nos proches.

La méditation assise :

La méditation assise est une posture immobile où le méditant, s’il le peut, est assis sur un coussin ou un tabouret de méditation, soit en tailleur, soit en position du lotus, le dos droit et les mains posées sur les jambes.

La plupart des débutants méditent sur une chaise.

Le corps est droit et détendu.

L’esprit y est calme.

L’attention est portée sur un support physique stable comme le rythme normal de la respiration ou le son constant dans l’oreille appelé « nada ».

Le support d’attention peut être extérieur mais ses qualités principales doivent être , d’une part la stabilité et, d’autre part , l’élévation qu’il inspire à l’âme du méditant (objet ou photo sacré, lampe de faible intensité lumineuse,…). Pour méditer, vous pouvez d’ailleurs trouver les meilleures lampes de luminothérapie sur le site de santé et de bien-être Vivifiant. Ces lampes vous aideront à méditer et à vous relaxer.

L’idéal est d’utiliser un support d’attention intérieur à soi-même et immuable, comme je viens de le dire, à savoir le rythme de votre respiration ou le son subtil et constant qui se dégage de vos oreilles et peut passer alternativement d’une oreille à l’autre, mais aussi être perçu par les deux oreilles à la fois.

Édouard Salim Michaël en parle beaucoup dans son enseignement spirituel dont l’un des principaux ouvrages est « La Voie de la Vigilance Intérieure ».

Chaque fois que le mental quitte son support d’attention, le méditant doit prendre garde à ramener son attention sur ce dernier.

Dans un premier temps, la méditation durera un quart d’heure puis, si le désir s’en fait sentir, elle pourra durer vingt ou trente minutes.

Au-delà de cette période, une certaine agitation mentale liée aux exigences de la vie quotidienne se manifestera rappelant le méditant à ses occupations que celui-ci aura à remplir sans perdre la qualité de l’état découvert durant sa pratique.

Mieux vaut une pratique courte mais régulière qu’une pratique longue et occasionnelle.

Méditer chaque jour est un moyen efficace pour élever son niveau de conscience et toucher un jour l’état de félicitée auquel nous aspirons tous.

En méditant régulièrement nous éveillerons notre conscience par la voie la plus rapide mais aussi la plus contraignante pour l’ego.

Il s’agit de façonner et d’éroder comme on épluche un oignon pour en découvrir le cœur.

« Éplucher » l’Ego pour y découvrir le cœur de l’Être, telle est la quête d’un aspirant spirituel à la recherche de sa nature divine.

La méditation marchée :

Il est profitable de marcher en méditant, à pas lents, seul ou en groupe.

Le choix du lieu est important au début ; un endroit agréable, calme et reposant nous aidera à pratiquer au mieux la marche en pleine conscience. Profiter de la nature apaisante est un bon choix pour le méditant.

Arrêtez-vous, de temps à autres, pour observer la nature qui vous entoure sans fixer un objet en particulier.

Ensuite, focalisez votre attention sur la beauté d’un arbre, d’une fleur ou d’un élément plus précis de la nature sans le nommer, sans le juger (en bien ou en mal) sans que le mental n’interfère durant cette observation.

Reprenez ensuite votre marche dans le même esprit.

L’intention n’est pas d’atteindre un lieu précis. L’action de marcher est primordiale. Cette action n’a ni but ni objectif.

Quelle merveille de poser un acte sans intention…pour le seul plaisir de le poser.

La conscience de notre respiration est un élément supplémentaire qui fait de notre marche un acte parfaitement présent où ont disparu le temps passé et son cortège de regrets ainsi que le temps futur et son cortège de projets.

Ici et maintenant, il n’y a plus de place pour les pensées compulsives, plus de place pour les angoisses et les peurs inutiles qui obscurcissent notre esprit.

La marche inconsciente est rapide et encombrée d’intentions inutiles, de pensées et de rêves nous éloignant de la réalité du moment présent.

Ne pas être présent nous met en danger.

La distraction est une source constante d’erreurs, d’accidents et de discordes.

Marcher plus lentement contribue à augmenter notre paix et notre bonheur. Nous devenons indirectement les artisans de la paix et du bonheur dans le monde sans discours ni morale … rien que par le fait de marcher.

Si vous marchez en pleine conscience, le sentiment de quiétude que vous dégagez nourrit, au même moment, ceux et celles qui vous entourent.

Ne parlez pas de la paix, du bonheur et de la liberté, soyez la paix, le bonheur et la liberté par vos actes les plus simples de votre vie et vos pensées les plus justes.

Marchez dans le bonheur et vous ferez éclore des roses sous vos pieds dont le parfum sera éternel.

D’une façon pratique, vous pouvez associer vos pas à votre rythme respiratoire.

Placez deux pas durant l’inspiration, puis deux pas durant l’expiration. Cela peut être trois pas ou quatre pas mais, ici encore, il n’y a ni règle, ni objectif à atteindre, ni de record à battre.

Unissez votre respiration à votre marche dans le plus grand des conforts.

Respectez votre rythme.

Mettez votre mental de côte et écoutez votre corps dans ce genre d’exercice.

Ne perdez jamais le contact des pieds sur la terre.

Embrassez la terre avec vos pieds comme vous embrassez les joues de celui ou celle que vous aimez.

Après la marche lente, gardez le plus longtemps possible cet état d’Être.

Ainsi, que chaque acte de votre vie soit vécu dans cet état d’Esprit afin de découvrir le Bonheur éternel…celui dont nous promet toutes les religions et qui, en vérité, est à la portée de main.

L’état de méditation dans la vie quotidienne :

La pratique régulière de la méditation assise ou de la marche méditative nous conduit inévitablement à vivre dans la pleine conscience, et ce, à chaque instant de la journée.

Tous nos actes et toutes nos pensées deviennent sacrés.

La présence est telle que les gestes y sont plus lents mais plus densément vécus.

Le mental reste un outil réservé à la vie pratique et fonctionnelle. Il n’interfère plus dans notre « vie psychologique ». Dans le moment présent, tous les problèmes personnels et relationnels disparaissent comme par enchantement.

Dans la Présence, nous sommes dans l’Éternité où il n’y a plus la notion chronologique du temps où « le temps historique », comme le dit Eckhart TOLLE, n’existe plus.

« Ici et maintenant » ne laisse plus de place à la souffrance car celle-ci provient du mental.

Quand je mange, je suis conscient que je mange. Quand je parle, je suis conscient que je parle. Quand je lis ces phrases, je suis conscient que je lis ces phrases. Et quand je suis conscient de ce que je fais, je n’attends rien en retour car ce « retour » est dans un futur que je ne peux passer mon temps à imaginer et dont les résultats ne sont jamais garantis.

Rêver d’un futur qui n’existe pas encore ne contribue en rien au fait qu’il existera un jour.

De même que regretter d’avoir agi d’une certaine façon ne sert plus à rien car l’acte est enfui dans un passé irrécupérable.

Dans la méditation du moment présent, je suis conscient de ce que je vis et rien d’autre n’a d’importance.

La pratique de la méditation à domicile :

La méditation est un moyen et non un but pour accéder à des niveaux supérieurs de conscience et donner un sens plus élevé à son existence.

Trouver, voire garder un degré d’Éveil qui nous protège des adversités et afflictions que nous rencontrons notre vie durant est un privilège que peu d’humains ont la chance d’appréhender.

Soyer conscient de la chance que vous avez de vous éveiller à ces grandes vérités.

Si vous désirez utiliser la pratique de la méditation d’une façon régulière, voici quelques conseils utiles :

1- Pratiquez le(s) même(s) jour(s) de la semaine et de préférence à la même heure.

2- Pratiquez au même endroit : un lieu de votre appartement ou de votre maison uniquement consacré à ce moment… « Consacré » est un euphémisme car ce lieu vous est personnel.

Personne d’autre que vous ne peut se l’approprier.

Vous pouvez, évidemment, inviter quelqu’un à le partager mais toujours en votre présence.

3- Sacralisez ce lieu. Placez une image, un cadre ou une photo qui aidera votre concentration.

Placez une bougie qui sera allumée durant votre pratique.

4- Pratiquez la méditation à l’écart du bruit.

Évitez de mettre de la musique pendant la méditation.

Avant et après la pratique, une musique douce peut encadrer favorablement votre période silencieuse de la méditation.

Ne méditez pas face à des objets non-appropriés.

On conseille généralement de méditer face à un mur ce qui facilite grandement la concentration.

5- Rendez intime votre espace de méditation et sentez qu’il vous appartient…mais aussi que vous lui appartenez…faites Un avec ce lieu sacré.

6- Pratiquez un quart d’heure…puis, avec l’habitude, vingt minutes.

Une pratique courte et régulière vaut mieux qu’une pratique longue mais irrégulière.

Enfin, ne soyez pas inquiet si vous n’arrivez pas à vous concentrer suffisamment durant votre pratique.

Ne soyez pas dur avec vous-même. Votre degré de compassion est directement proportionnel à l’amour que vous portez à vous-même.

Si, durant une méditation, vous n’arrivez pas au résultat souhaité, restez le temps que vous avez prévu pour votre méditation, gardez le corps immobile même si le mental s’évade et restez dans le sourire de Bouddha.

La vacuité est l’espace où le jugement n’a pas de place surtout le jugement à vous-même.

Ce qui doit avoir lieu sera.

La méditation est un moment où vous vous posez, un moment où vous êtes avec vous-même…c’est le seul moment où le silence qui l’accompagne vous aide à découvrir qui votre nature essentielle, un espace qui peut donner un sens profond à votre existence où sont absents au même moment le passé et le futur.

Qu’il en soit ainsi pour vous !

Roland DELSA

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