Le penseur de Rodin

 

« Je pense donc je suis » disait Descartes

Mais qui suis-je quand je pense ?

Qui pense ?

 

La pensée nourrit notre nature ordinaire. Elle détermine notre façon de vivre et crée nos projets, définit nos envies, juge en bien ou en mal les personnes, les choses qui nous entourent et les événements qui font partie intégrante de notre existence.

La pensée façonne notre condition humaine.

 

La pensée nous conditionne et nous ne percevons qu’une petite partie de notre Conscience véritable.

 

Nous sommes conditionnés par nos pensées, nous agissons en fonction du passé et du futur. Par contre, dans l’instant présent, nous vivons avec notre ressenti, notre intuition et laissons le mental à la place qu’est la sienne.

En quoi le mental nous est utile ?

Il nous sert à structurer, organiser, planifier nos tâches, nous informer pour prendre les bonnes décisions, améliorer notre savoir,…

En quoi le mental est-il dangereux ?

Le mental est mal utilisé et dangereux lorsque nous ruminons constamment nos problèmes ou spéculons longuement, hésitons, jugeons, voulons tout analyser et tout contrôler, cherchons sans cesse des réponses à nos « pourquoi ».

 

Nous sommes conditionnés à vivre dans une souffrance permanente construite et entretenue par notre mental dualiste.

Quand nous utilisons notre mental pour faire un choix, très vite, il nous remet en question et nous hésitons quant à savoir si nous avons fait le bon choix. Le changement continuel de nos pensées est l’origine du regret, de la peur, de l’instabilité, et donc, d’une manière général, de la souffrance.

Quand la réponse à une question vient de l’intérieur de votre Etre dans un climat détendu et paisible, vous ne permettez pas à votre mental d’avoir le dessus. L’important n’est pas le choix mais l’action paisible de choisir.

Il n’y a pas un bon ou un mauvais choix. Il y a un choix et ses conséquences.

 

Si vous réagissez à chacune des pensées qui traversent votre mental, vous serez en proie à une succession d’émotions dévastatrices et vous vous sentirez autant en danger que si vous étiez sur un bateau qui chavire en pleine mer par tempête.

Si vous observez ces mêmes pensées en n’y accordant aucune importance, elles passeront comme passe le vent à travers les feuilles sans faire bouger l’arbre qui les porte.

 

L’espace intérieur ou repose votre Conscience est vide de pensée et ne peut être affecté par les émotions. C’est là que vous trouverez la paix et la force intérieure pour vivre sans affliction dans le monde des apparences où ce que vous croyez comme vrai est illusoire et impermanent.

Ne vous laissez pas emporter par le flux de vos pensées mais prenez refuge dans votre Temple intérieur.

 

Le mental veut tout contrôler. Il utilise l’espace et le temps pour gérer son hôte (le petit « moi » ordinaire).

Notre agenda est toujours rempli de choses inutiles ou de rendez-vous sans importance au même titre qu’est rempli notre le caddie d’un excès aliments dont on pourrait se passer pour être en bonne santé.

 

La pensée divise la réalité des choses. Elle s’attache à des concepts. Un ensemble de concepts définit une croyance.

Au nom de telle ou telle croyance, les hommes se battent et s’entretuent. La pensée divise et brise la réalité.

S’attacher à cette diversité conduit à apprécier une chose plus qu’une autre, une personne plus qu’une autre. Les émotions que nous avons emmagasinées refont surface lorsque nous percevons ces différences.

 

Cependant, rien n’existe en soi et d’une façon isolée. Tout est interdépendant. Vous êtes le fruit d’une multitude d’évènements et de circonstances qui se sont croisées dont la rencontre de vos parents.

Cette vision des choses montrent que tout est uni à tout et que, en modifiant un évènement de votre vie, vous pouvez, non seulement modifier quelque peu la trajectoire de votre destin mais également, et d’une façon très subtile, celles des autres personnes que vous connaissez.

L’Eveil de votre Conscience a une répercussion sur la Conscience de ceux et celles que vous croisez.

 

La vision pénétrante de l’interdépendance et de l’unicité entre les gens et, d’une manière générale, entre les êtres sensibles, est la voie royale pour maintenir la paix dans le monde de l’apparence et de la diversité.

 

« Faites donc de votre mental un bon serviteur et non un maître cruel. »

 

Roland DelsaLe penseur de Rodin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *