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Nous sommes tous dépendant du temps qui passe, ce temps que nous avons échelonné en secondes, minutes, heures, …

Il est indispensable de regarder notre montre afin de ne pas arriver en retard à un rendez-vous, de planifier notre agenda et d‘être à l’heure à la gare pour ne pas rater notre train.

L’espace est lié au temps. Nous somme obligé de tenir compte de l’espace à parcourir entre le lieu où nous sommes et celui où nous devons aller pour arriver à temps.

Si nous sommes bien organisés, il n’est pas nécessaire de nous stresser accomplir les tâches de la journée surtout si notre planning est organisé de sorte que nous prenions le temps de faire les choses comme il faut.

Mais à quoi consacrons-nous la plupart de notre temps ?

A quel espace ce temps est-il lié ?

En d’autres mots, utilisons-nous notre temps à bon escient ?

Si nous avons un problème qui ne peut se résoudre de suite, il va nous préoccupé au point d’y penser tout le temps.

Un exemple parmi d’autres :

« Je vis un moment difficile car je suis en plein divorce. Il faut résoudre le problème de la garde des enfants. La prochaine audience chez le juge aura lieu dans 15 jours.

Je pense à ce problème continuellement quand je roule en voiture, quand je fais mes courses, quand je prépare à manger,…du matin au soir.

Le temps chronologique d’une journée se transforme en temps psychologique. Je ne contrôle plus mes pensées et celles-ci envahissent mon existence.

Ces pensées compulsives m’empêchent de vivre pleinement chaque instant. Ce que je fais est séparé de ce que je pense.

Je suis dans deux endroits à la fois : mon corps est d’un côté et mon esprit est de l’autre.

En vivant dans mes pensées, je suis absent du monde où je vis et je me fatigue tant psychologiquement que physiquement.

A la fin de la journée, je me sens fatigué. Le stress fait suite à un comportement anormalement fébrile et la nuit ne suffira pas à récupérer.

Cette fatigue mentale m’oblige à une attention hors du commun pour faire tout ce qui est prévu dans une journée. Quand je pense que cela va durer 15 jours ! … au moins. »

La gestion de notre mental est à l’origine de cette division corps/esprit, il va s’agir de mettre en place une stratégie pour le gérer.

Vivre dans l’instant en utilisant les sensations du corps comme outil d’attention nous aide à ralentir le mouvement des pensées et être moins envahi par les émotions.

La gestion du stress n’est rien d’autre que la gestion du mental par le retour aux sensations corporelles.

Je prends conscience qu’il faudra résoudre le problème de la garde des enfants mais, en ce moment, je roule en voiture et mon attention doit être consacrée à la conduite. Au prochain feu rouge, je prends la décision de ressentir mes mains sur le volant et rien d’autre. Mon esprit n’est plus préoccupé par autre chose et je peux reprendre ma route dans cet état d’esprit. Dans le cas contraire, je suis non seulement en danger mais aussi un danger pour les autres ; à tout moment, je risque de faire un accident par inattention.

L’attention à ce que je suis est la solution la plus efficace dans la gestion du stress.

Les gens souffrent de trop penser et de ne pas assez ressentir leur corps.

Gérer ses émotions, c’est décider de faire une chose à la fois. Je roule en voiture et je suis conscient que je roule en voiture. Quant à la garde des enfants, il sera encore temps de résoudre ce problème, dans quinze jours, à l’audience.

Je ne sais pas de quoi demain sera fait mais je sais ce que je fais ici et maintenant.

Quant au passé, il n’existe plus et ne peut plus être modifié.

La paix de l’esprit passe la conscience de l’instant.

Quand je suis présent, je n’ai plus peur. Je lâche prise et remplace automatiquement cette peur par la confiance quel que soit ce que la vie m’apporte, et dans l’exemple cité plus haut, quel que soit la solution trouvée pour la garde des enfants.

Roland Delsa

 

« Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors ; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi. »

Montaigne

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